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Un outil de communication pour les malades d’AlzheimerLes poupées d’empathie sont apparues en France il y a quelques années dans certains services de gérontologies et dans de rares EHPAD. Très vite, les équipes soignantes ont distingué un réel bénéfice de son utilisation pour les malades d’Alzheimer. Cette pratique est utilisée et bien répandue au Canada, dans les Pays Nordiques, en Suisse, en Allemagne.

La poupée aide la personne âgée à calmer ses angoisses et elle constitue même un vrai support de communication entre le personnel et l’aîné. Attention, il ne s’agit en aucun cas d’infantiliser la personne âgée, qui reste un adulte en dépit de de l’altération de ses fonctions cognitives. Les ateliers doivent être réalisés par des professionnels. L’utilisation des poupées d’empathie propose une approche nouvelle et non médicamenteuse du traitement de la démence.

La poupée pourra rassurer le malade d’Alzheimer, le responsabiliser même. Il n’est pas rare de voir des aînés s’occuper de leurs poupées comme s’il s’agissait de vrais bébés : leur parler, les bercer, les coucher, sont autant de gestes qui apaisent le malade d’Alzheimer. L’usage de la poupée d’empathie tend à se développer au sein de certaines maisons de retraite Alzheimer.

Cette poupée empathique agit comme un objet transitionnel et est utile car, comme en parle Donald Winnicott, l’objet transitionnel permet de gérer les angoisses. La poupée empathique réveille l’instinct de protection de tous ceux qui l’approche. Elle renforce le lien d’attachement que l’on peut ressentir envers les autres, en bref l’empathie. Objet transitionnel par excellence, la poupée doit permettre aux malades d’Alzheimer de renouer avec des souvenirs et des émotions perdues. La poupée aide la personne âgée à calmer ses angoisses, et elle constitue même un vrai support de communication entre le personnel et l’aîné.

La poupée empathique est un réel outil thérapeutique permettant d’améliorer la relation avec le résident dément. Les personnes qui présentent ces pathologies à un stade modéré ou avancé, ont tendance à vouloir toucher, leurs mains cherchent en permanence à attraper des choses, en les palpant ; ces patients manipulent beaucoup les serviettes de table, le coin des draps, les couvertures, attrapent les blouses des soignantes etc….., donc ces poupées peuvent également être utilisées dans ce sens-là, elles auront le même effet que les tablier thérapeutiques et/ou le « sac d’Augustine » – le toucher à travers les tissus, les matières.

La poupée empathique et sensorielle permet de canaliser les troubles du comportement et d’améliorer la prise en soin dans sa globalité.

La poupée empathique n’est qu’un outil parmi tant d’autres : pas une recette miracle.

Ces femmes et ces hommes qui ont donné toute leur vie ne font plus aujourd’hui que recevoir des soins, de l’attention, quelques cajoleries. Mais donner ? Les poupées sont utilisées par les personnes atteintes de démence qui les manipuleront et les berceront pour exprimer des sentiments de tendresse, et ce, en groupe ou individuellement. Cette activité calmante et sensorielle qui éveille des sentiments maternels et redonne un rôle social aux utilisatrices, contribue à réduire le stress l’agitation quotidienne. Lorsque la poupée est utilisée en groupe à l’intérieur d’une activité de réminiscence, elle permet aux résidents de socialiser dans un contexte familial. Le poids réaliste de la poupée contribue également à diminuer le stress en agissant de la même manière que les couvertures lourdes et les coussins thérapeutiques.