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Ballades Solitaires : en savoir plus
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Livre paru à l’occasion de l’Année du XIème Sommet de la Francophonie, Bucarest / Roumanie, 28 – 29 septembre 2006
Photos : Noël Giamarchi
Maison d’Edition « Casa Editoriala Demiurg », Iasi, 2006
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Préface
Regarder par « la fenêtre du temps » représente pour Iléna Lescaut la manifestation d’une aptitude exceptionnelle à observer, tout comme le photographe de l’une de ses nouvelles, ce que les autres gens n’aperçoivent pas.
La diversité des sujets de ce volume vient premièrement de la fréquentation de plusieurs espaces différents les uns des autres. C’est une possible perspective pour une exégèse à venir, car, sans être indifférente au pittoresque et à la couleur locale, l’auteur déclenche instinctivement la quête d’un sens plus ou moins attendu, inscrit dans un message qu’elle s’apprête à nous transmettre et qui lui appartient incontestablement. Elle réalise des « instantanés » où chacun des endroits observés se délimite par un trait qui lui est propre, mais qui se subordonne à une image globale de l’espace en question, que finalement il surenchérit.
La Roumanie où elle a vécu avant 1989 y est présente avec les « réalités » dures du régime communiste (La pancarte), avec ses mythes et ses légendes (La fille aux mains coupées). Le paysage transylvain encourage l’errance des fantômes, souvenir du temps où les Turcs mettaient le pays à feu et à sang (C’était en août 1650…)
La campagne normande (Silence, le vent souffle) est regardée de l’œil d’un peintre impressionniste qui surprend les métamorphoses de l ‘herbe du matin jusqu’au soir, métamorphoses teintées de réflexions philosophiques appropriées. L’humour n’y manque pas. A côté des changements qu’on enregistre à vue d’œil, il y a d’autres que la précaution rend impossible dans le paisible paysage normand : comment formuler le désir de se transformer en oiseau lorsqu’on est en train de caresser un chat ?
La campagne africaine est le berceau des « artistes locaux », créateurs de « formes simples », brancusiennes, réduites à leur essence même (M’Ba, sculpteur de symboles). La liste des cadres ruraux ou citadins où elle place ses personnages peut encore continuer, mais nous laissons au lecteur l’agréable tâche d’en dresser l’inventaire .
Dans ses petites proses, Iléna Lescaut agit en bon connaisseur des milieux présentés, parmi lesquels le monde des artistes occupe une place privilégiée. Elle transperce délicatement les apparences plus ou moins  conventionnelles pour laisser voir des drames personnels ou des désirs inassouvis, sous l’écorce dorée de la célébrité (Diva) ou des parcours sinueux et ambitieux vers la réussite (Gica, fils de gitan).
Animées par des visées exploratrices, ses descriptions sont envoûtantes, incorporant vite le lecteur dans l’atmosphère de l’endroit, que ce soit le frémissement d’une salle avant le début d’un spectacle, l’agitation nerveuse d’un concours sportif ou la désolation tragique des gouttes de pluie en train d’effacer les traces de l’horrible accident qui annihile une possible histoire d’amour.
Dans le même ordre d’idées, les portraits qu’elle retrace sont précis dans le sens voulu par les techniques médiévales, qui attribuent à la sélection des traits des valeurs accessoires qui ne visent pas exclusivement la beauté physique, mais des significations existentielles profondes. La vieillesse riche en souvenirs (Annie) ou bien prête à tout réinventer et apprendre (J’ai 90 ans et je m’appelle... ) lui inspire une immense compréhension et une tendresse infinie, preuve de son intérêt pour tout ce que le parcours inévitablement déclinant d’une vie nous offre de touchant et de dramatique.
Chez Iléna Lescaut, la métaphore de la fenêtre vaut bien celle du miroir stendhalien. Elle observe avec avidité, exprime et s’exprime, traverse les espaces avec désinvolture et remonte aisément dans le temps (La Tour de Jean). Cette aisance lui vient-elle de son nom d’origine dace qui la prédestinait à la permanence et la continuité ? Cette faculté d’enchevêtrer le réel et l’imaginaire en une prose sincère et séduisante, éveille le sentiment du vécu et place le lecteur dans un entretien amical et bienveillant avec l’auteur.
Constantin PAVEL.

Ballades solitaires d’Iléna Lescaut :
Préface

Voici une rare synergie entre image et langage, si intimement liés dans le recueil d’Iléna Lescaut, paradoxalement intitulé Ballades solitaires, qu’il est quasi impossible de distinguer si les photographies ont suscité les mots ou au contraire si les mots ont donné naissance à une quête d’images, traduite par les belles photographies de Noël Giamarchi. Prenons pour exemple le poème Quand je pense à toi, où le jaillissement de multiples fontaines se réfracte en autant de pensées habitant à la fois le poète et, sans doute, le photographe. Celui-ci, ayant fixé l’élément insaisissable par essence qu’est l’eau, permettrait au poète de cristalliser cette forme dans les mots. Ou peut-être le texte a-t-il incité le photographe à chasser l’image qui seule pourra exprimer la vision émergeant de ce poème. Mais encore, à qui, ou à quoi, « pense » le poète ? Le « toi » serait-il, à un niveau plus impersonnel, l’image elle-même ? Malgré la solitude annoncée dans le titre du recueil, ce poème révèle aussi l’innombrable richesse de l’Autre. Abordé avec dévotion, respect et ravissement, l’Autre célébré au long de ces pages entraîne une cascade de figures, mettant en évidence la faculté imageante du langage de même que les photographies mettent en évidence la force discursive des images.
Ainsi, dans ce recueil où s’unissent les images de l’un et les mots de l’autre, nous sommes confrontés à une vision du poète/photographe – et peintre aussi puisqu’Iléna Lescaut est connue pour ses tableaux – qui nous aide à entrevoir cette vision au-delà des mots et de l’image, non pas dans l’espace bidimensionnel ou plane de la photographie, mais dans un espace en quelque sorte holographique, créé par l’interpénétration des signes visuels et linguistiques. Il s’agit bien d’une traduction contemporaine des mots qui « s’illuminent de feux réciproques », selon Mallarmé. Dans un poème tout se tient, s’imbrique, se reflète, s’appelle, mais ici les feux surgissent grâce à l’alternance continuelle entre les mots et les photographies. Ou, pour reprendre une image de Valéry, nous voyons un nouveau « pendule poétique » à l’œuvre : n’oscillant plus uniquement entre le son et le sens, entre la présence de la voix et l’absence de l’objet nommé, celui-ci s’efforce de rapprocher le son et le sens à travers les images qui accompagnent chaque poème.
Tout en chantant la diversité de l’appréhension sensorielle du monde, la poésie d’Iléna Lescaut se révèle philosophique et spirituelle. Si l’ouverture d’un poème, comme Géométrie des formes coloriées, peut se concentrer sur des images concrètes, le texte s’élance ensuite vers l’abstrait pour tâcher de nous donner une appréhension philosophique du monde. Comme s’il fallait découvrir et rappeler l’immensité de la pensée et de l’imagination humaines, le terme « cosmos » est plusieurs fois invoqué. Les « ballades » solitaires deviennent alors une quête de vérité, un voyage spirituel qui s’efforce de repérer des « entrées secrètes » et de parcourir des « chemins ouverts aux sens interdits », comme le suggère la première page du recueil. Ces poèmes nous invitent également à dépasser le principe de non-contradiction. Dans Spirale, par exemple, le « point virgule » du dernier vers réunit dualisme et monisme. Le poème Noir et Blanc, lui aussi, joue avec la dualité, représentée non seulement dans le titre mais dans une série de distiques, pour montrer à la fin que les colonnes, reliant terre et ciel, « défient » le dualisme, « les pensées blanches ou noires » des êtres humains.
Il n’est guère surprenant, alors, que la poésie d’Iléna Lescaut nous engage dans le domaine du merveilleux et de l’ambiguïté pour nous rappeler à quel point chaque objet du monde est imprégné de sens complexes. Dans le poème judicieusement nommé Le rêve photographié, à chaque vers surgit une image, une impression, souvent ambiguë – est-ce une licorne entrevue dans le clair-obscur de l’aube ou un « cheval dans la brume matinale » ? Les images créées par les mots deviennent photographies, s’impriment sur la page, « surprises et figées sur papier », comme l’indique Silence photographique. Démontrant une prédilection chez le poète pour la technique de l’apposition qui imite la juxtaposition de clichés photographiques dans un album, chaque vers du Rêve photographié propose une image différente. Avant la conclusion du poème, seul un vers, « Voix qui racontent », nous rappelle qu’il s’agit d’un texte. Magie des mots qui nous font pressentir un monde où les statues prennent vie et les chaises sont douées de parole. Ici, les photographies servent à renforcer la vision du poète : nous marchons au pied d’une cathédrale, tâchant d’éviter les flaques d’eau après un orage, mais soudain l’œil poétique intervient pour nous forcer à nous arrêter un instant et contempler, dans l’eau sale des pavés, le reflet des tours de la cathédrale, ennoblissant la matière d’une idée toute spirituelle, ou plutôt, affirmant que la matière est esprit.
Faisant un emploi avisé de son œil de peintre, Iléna Lescaut nous invite à parcourir le monde en sa compagnie pour y découvrir des sens insoupçonnés avec le regard toujours émerveillé de l’artiste. Certes, un poème comme Manque de dialogue nous renvoie à la fausseté du langage et à notre solitude,mais le recueil s’efforce de transcender à la fois la duplicité du langage et l’isolement qu’elle provoque. Les ballades solitaires deviennent alors une « promenade avec toi », un appel au partage, à la communauté humaine et, ultimement, à la paix.
Catherine PERRY, Université de NOTRE DAME, Etats - Unis.

Livre paru à l’occasion de l’Année du XIème Sommet de la Francophonie, Bucarest / Roumanie, 28 – 29 septembre 2006
Illustrations : Iléna Lescaut
Traductions roumain - français : Ioana Ocneanu-Thiérry et Iléna Lescaut
Traduction roumain – anglais : Dana Badulescu
Maison d’Edition « Casa Editoriala Demiurg », Iasi, 2006
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Qui est  Corneliu Barbulescu ?

Corneliu Barbulescu est né le 3 mai 1915 à Bucarest/Roumanie. Il a vécu ses dernières années de vie à Paris/France. Il est décédé le 15 septembre 2007.
Pour ses 80 ans, en 1995, il a reçu un diplôme d’honneur de la part de l’Académie Roumaine
pour couronner toute son activité.
Langues étrangères étudiées, parlées, utilisées dans son travail : français, allemand, anglais, italien, bulgare, russe, slavon du XVIIè siecle (langue liturgique des slaves orthodoxes), grec ancien, latin.
On se doit de rendre hommage à son activité dans le cadre du secteur « folklore littéraire » de l’Institut d’Ethnographie et Folklore « C. Brailoiu » de l’Académie Roumaine, où pendant 30 ans il a travaillé avec passion.
Corneliu Barbulescu est un disciple de l’école « Cartojan », étant un des ses derniers étudiants (Mr. Cartojan – grand homme de lettres roumain, philosophe, écrivain, historien, professeur à l’Université).
Il a terminé ses études en 1938 à l’Université de littérature et philosophie de Bucarest. Il a cumulé plusieurs fonctions : professeur assistant à l’Université de Lettres Bucarest (1941). Après une grave blessure pendant la deuxième guerre mondiale, il revient à Bucarest où il prend le poste de fonctionnaire du Ministère de l’Education (1944), professeur de langue et littérature roumaine à Sofia (1944 – 1945), fonctionnaire du Ministère des Finances (1946 – 1948).
En 1948 il est détenu politique pendant les bouleversements politiques en Roumanie.
En 1949, il retrouve son poste de professeur à l’Université de Bucarest (1949 – 1950), pas pour longtemps, suite aux changements politiques qui ont ravagé le pays.
A partir de 1951, il débute ses recherches à l’Institut de Folklore de Bucarest en tant qu’assistant à la recherche, à partir de 1958 comme chercheur scientifique en culminant comme chercheur scientifique principal – maître de recherche. Dans la même année il est reçu comme membre de la Société d’Histoire et Philologie de Bucarest. En 1958 il devient membre de la société « Gesellschaft zur Pflege des Märchengutes der Europäischen Völker - e.V Schloss Bentlage bei Rheine in Westfalen ; en 1961 il devient membre de la „Société Internationale des Narrations populaires – Paris », en 1964 il est admis comme membre de la « Société Internationale d’Ethnologie et de Folklore – Paris ».
Corneliu Barbulescu a été membre de l’Union des Ecrivains de Roumanie.
Il a fait partie de la génération des grands folkloristes qui ont crée le secteur de folklore littéraire de l’Institut de Bucarest.
Suite à ses suggestions, furent commencées les premières investigations de prose populaire, lui étant spécialiste des contes populaires roumains.
Corneliu Barbulescu peut être considéré comme étant le spécialiste d’autorité dans le domaine du conte populaire. Il est également l’auteur d’une œuvre fondamentale liée à la recherche du conte populaire « Le catalogue des contes populaires » (classification systématique des contes fantastiques avec analyse et variantes différentes retrouvées pour chaque type de conte – amélioration de la classification internationale de Aarne - Thompson) : la première partie, les contes de type A.TH 300 –399, et 750 - 1199 (400 pages), a été confiée à l’Archive de l’Institut d’Ethnologie et Folklore de Bucarest, l’autre partie se retrouve sous forme de manuscrit.
Corneliu Barbulescu est Docteur en Philologie depuis 1971 avec la soutenance de la thèse : « Petre Ispirescu ».

Son nom est mentionné dans :
-     Les Hanya (Alfred Hauenstein), Wiesbaden, 1969, p. 183, 186 – 187 ;

  1. Dracula Country (Andrew Mackenzie), London, 1977, p VII, XII, 76,80,88,96 – 98, 101,105,160,169;
  2. Were Wolf and Vampire in Romanie (Harry A. Senn), New York, 1982, p III, XI
  3. Dictionarul Etnologilor Români (Dictionnaire des Ethnologues Roumains), Bucarest, 1998, p.68 – 69

Corneliu Barbulescu a signé beaucoup d’articles dans plusieurs revues du pays : “Revista de etnografie si folclor”, « Gazeta literara », « Luceafarul », România literara » ou à l’étranger : Demos (Berlin), « Zeitschrift für Balkanologie (Allemagne), « Acta ethnographica » (Hongrie). La majorité de ses études se sont dirigées vers les légendes populaires roumaines dans « Acta ethnographica », Budapesta, nr. 1 – 4, p. 75 – 83 ; aspects actuels de la recherche dans le cadre de la narration populaire en Roumanie dans « Revista de Etnografie si folclor », Bucarest, tome 10, nr. 4, 1965, p. 339 – 346 ; l’analyse historique du conte etc…

Corneliu Barbulescu a publié plusieurs recueils et anthologies de folklore et de littérature :

  1. Nicolae Spataru Milescu – Jurnal de calatorie în China (Journal de voyage en Chine) – texte original traduit du slavon du XVIIè siècle en roumain, il a rajouté études, notes, commentaires, Bucarest, ESPLA, Minerva, Eminescu, 460 p., 5 éditions : 1956, 1958, 1963, 1974, 1987 (valorisation de l’héritage culturel)
  2. « Ursuletul mormaila » (« L’ourson grognon »), Bucarest, Editura Tineretului, 1954
  3. Din întelepciunea poporului (La sagesse du peuple), anthologie de proverbes et devinettes, en collaboration avec Gh. Ghita, préface, notes, classification inédite, C. Barbulescu, Bucarest, ESIP, 1957, 208 p.
  4. Lupul pîrcalab (le loup trésorier), anthologie (contes avec animaux), préface, notes, Bucarest, Ed. Tineretului, 1958, 112 p
  5. N. Spataru Milescu – Descrierea Chinei (La description de la Chine), texte original traduit du slavon du XVIIè siècle en roumain, études, notes, commentaires, Bucarest, EPL, Minerva, 284 p., 2 éditions : 1958, 1975 (valorisation de l’héritage culturel)
  6. La préface pour « Balade oltenesti » (C.S. Nicolaescu Plopsor), Bucarest, Ed. Tineretului, 1961, p. 5 – 11
  7. La préface pour « P. Ispirescu – Basme, legende, snoave » (« P. Ispirescu - Contes, légendes anecdotes », Radu Albala), Bucarest, Minerva, 1966, p. III – XV
  8. La préface pour « Nunta tatâne-meu » (La noce de mon père, Farago Josef, Ion Crisan), contes hongrois, Bucarest, Ed. Tineretului, 1962, p. 3 – 12
  9. « Petre Ispirescu, Basme » («  Petre Ispirescu, Contes »), édition soignée, préface, notes par Corneliu Barbulescu, Bucarest, Ed. Tineretului, 1968, 144 p.
  10. « Ntiy, învingatorul sarpelui boa » (« Ntiy, le vainqueur du serpent boa »), anthologie de contes africains, traduction, études, notes, Bucarest, Minerva, 1967, 316 p.
  11. « Furt de camile noaptea » (« Vol de chameaux dans la nuit »), anthologie de contes africains, traduction, notes, Bucarest, Minerva, 1967, 430 p.
  12. La préface pour « Povestea frumoasei Haci Kazu Ki » (« Le conte de la belle Haci Kazu Ki), contes japonais (Al. Ivanescu), Bucarest, Minerva, 1976, p V – XVIII
  13. Vitali Bianki, « Racul norocos » (« Le cancer veinard »), anthologie de contes avec des animaux pour enfants, traduction, Bucarest, Cugetarea, 1948, 85 p.
  14. « Traista cu povesti » (« Le sac chargé de contes »), Bucarest, Ed. Tineretului 1954, p. 5 – 27 – « Povestea cu Toderica » (« Le conte avec Toderica »)
  15. « Poveste mica » (« Petit conte »), Bucarest, 1984, ed Teatru de papusi, pièce de théâtre pour enfants en vers, la pièce a été jouée en 1985, 1990 au théâtre de poupées-marionnettes de Bucarest/Roumanie

Activité sur le terrain :
Corneliu Barbulescu a entrepris une dense activité de recherche et de recueil de la narration populaire dans diverses zones ethno - folkloriques du pays, contribuant ainsi à l’enrichissement de l’Archive Nationale de Folklore de l’Académie Roumaine avec 3200 enregistrements, explications et notes de contes, proverbes, etc…
Etudes publiées dans diverses revues ou livres de spécialité :

  1. « Creatia noua în cîntece populare », în “Studii si cercetare de istorie literara si folclor”, (« La création nouvelle dans les chansons populaires » paru dans le cadre du livre « Etudes et recherches sur l’histoire littéraire et folklorique »), Bucarest, I, 1952, nr. 4, p. 193 – 220
  2. « Les nouvelles recherches sur les contes populaires en Roumanie » paru dans « Fabula », Berlin, 1958, p. 167 – 172
  3. Le chapitre « Povestile in Istoria literaturii române » (« Les contes dans l’histoire de la littérature roumaine »), Editura Academiei române (édition de l’Académie roumaine), vol. I, Bucarest, 1964, p. 79 – 93
  4. “Les légendes roumaines” dans Acta ethnographica, Budapesta, 1964, p.75 – 87 ( ce sujet a été également exposé lors du Congrès des spécialistes ethnologues en 1963 à Budapest)
  5. « Aspects actuels des recherches sur les contes populaires en Roumanie », dans Laographia, Atena, 1965, p. 1- 10 (ce sujet a été également exposé lors du Congrès International des spécialistes ethnologues-ethnographes d’Athènes, en 1964)
  6. « Motifs concordants dans les narrations populaires des peuples de la Péninsule Balkanique » (exposé présenté lors du Congrès des spécialistes de Sofia en 1965), publié également dans « Zeitschrift für Balkanologie », München, IX, 1 – 2, 1973, p. 5 – 10
  7. « Quelques constances dans la structure du conte populaire roumaine, ibid, VIII, 1971/1972, p.7 – 11
  8. « Catalogul povestilor românesti » în « Revista de Etnografie si Folclor » (« Le catalogue des contes roumain » paru dans « La revue d’Ethnographie et Folklore »), Bucarest, 5 (1960), nr. 1 – 2, p. 59 – 62
  9. « Analiza istorica a basmului – Fata cu mîinile taiate » (« Analyse historique du conte – La fille au mains coupées »), ATH 706, paru dans la revue « Revista de Etnografie si Folclor » (« La revue d’Ethnographie et Folklore »), 1966, n° 1, p. 27 – 40, article publié également sous le titre « The Maiden without Hands in Romanian Folklore » dans la revue américaine « Studies in East European Folk Narrative », Indiana University, USA, 1978, p. 321 – 365
  10. « Aperçu sur le Catalogue des contes populaires roumains » dans le volume « Aspekte der Volksprosaforschungen in Rumänien », et aussi dans Edition de l’Académie, Bucarest, 1969, p. 63 – 72
  11. « Cîteva observatii la basmul – Însir-te margarite » (ATH 707c) (« Quelques remarques concernant le conte – Însir-te margarite »), paru dans la revue d’Ethnologie et Folklore, 13, 1968, N° 4, p.293 – 298
  12. « Motifs concordants dans les narrations populaires celtiques et roumaines » dans « Zeitschrift für Balkanologie - ZfB», Berlin, VII, 1969 – 1970, n° 1 – 2, p. 8 – 15
  13. « Eléments constants dans la structure des contes populaires » paru dans « ZfB », VIII, 1971 – 1972, p. 12 – 21
  14. « Povestea lui Simion si Copilul vînator, povesti autentice culese pe teren si publicate in text bilingv româno-german » (« Le conte de Simion et L’enfant chasseur, contes authentiques recueillis sur le terrain et publiés en texte bilingue roumain-allemand ») dans « Märchen der Europäischen Völker ; Von Prinzen Trollen und Herrn Fro, Schloss Bentlage bei Rhein in Westfalen, 1958, p. 183 – 215
  15. « Micromonografia Ispirescu – studiu introductiv la vol. P. Ispirescu, Opere (« La micromonographie Ispirescu – étude introductive du vol. P. Ispirescu, Œuvres »), A. Avramescu, Bucarest, E.P.L. I, 1970, p. V – XCL

 

Participations scientifiques internationales :

  1. 1970 à Moscou, Leningrad (aujourd’hui St. Petersbourg), exposé sur « Recherche des contes à l’Institut d’Ethnographie et Folklore de Bucarest »
  2. 1973 à  Paris, il présente deux exposés à l’Institut national des langues et civilisations orientales : « Le chant populaire dans la vie contemporaine des roumains » et « Thèmes du folklore universel demeurés vivants dans le Folklore roumain »
  3. 1976, il présente les mêmes deux conférences citées ci-dessus à l’Institut d’Etudes roumaines et italiennes de Paris - Sorbonne
  4. 1974, il présente au Congrès International des spécialistes de Helsinki/Finlande l’exposé : « L’élément comique dans les contes populaires roumains »
  5. exposés présentés en Roumanie, en France, en Angleterre, en Allemagne dans un cadre universitaire

Autres activités scientifiques :

  1. participation à une 100 d’émissions radiophoniques en Roumanie ou à Paris

 Autres activités de diffusion de la culture orale populaire :

  1. environ 200 conférences et exposés avec exemples filmographiques ou musicaux dans différentes écoles primaires, secondaires, lycées
  2. Il a guidé les recherches des étudiants qui passaient leur Doctorat dans le domaine de l’ethnologie et du folklore (étudiants : roumains, français, américains), en leur élargissant la façon de comprendre la culture orale.
  3. Corneliu Barbulescu a réalisé le premier film documentaire de 20 minutes qui présente le portrait d’un conteur populaire roumain, Gheorghe Radoiasu de Batrâni – Prahova / Roumanie, film présenté à Göttingen/Allemagne en 1968. Une copie se trouve dans l’archive de l’Institut d’Ethnologie et Folklore de l’Académie roumaine.
  4. Deux disques audio avec contes pour enfants
  5. Réalisation du scénario littéraire du trajet touristique « Dracula », présenté au Ministère du Tourisme, Bucarest / Roumanie

Biographie de Monsieur Corneliu Barbulescu traduite du roumain en français à partir de 3 sources :
1/ « Întîlnirea generatiilor 1949 – 1994 » (« La rencontre entre générations 1949 – 1994 »), édité par l’Académie roumaine, volume soigné par Dr. Germina Comanici et Dr. Vasile Vetisanu, 1994, p. 11 – 14
2/ « Anuarul Institutului de Etnografie si Folclor » (Annuaire de l’Institut d’Ethnographie et Folklore », éd. de l’Académie roumaine, Bucarest, 1996, p. 199 - 200
3/ « Dictionarul etnologilor români » (« Le dictionnaire des ethnologues roumains »), éd. Saeculum, Bucarest, 1998, p. 68 – 69

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